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Christophe Béchu, premier lieutenant d’Edouard Philippe

Christophe Béchu, premier lieutenant d’Edouard Philippe

politico.eu 28.10.2026 17:53 7 views
L'ancien ministre de la Transition écologique et chantre de l'adaptation au réchauffement climatique est au cœur du dispositif du candidat à l'élection présidentielle.

ANGERS, France — Si vous apercevez la longue silhouette d’Edouard Philippe, alors, un pas en retrait, Christophe Béchu apparaîtra immanquablement dans votre horizon. Ce jeudi 17 septembre, au salon du Végétal, à Angers, les deux hommes ne se quittent pas d’une semelle. Quand le candidat se déclare “amoureux de son citronnier” qui s’épanouit miraculeusement chez lui au Havre, quand le même croque dans une chips aux lentilles et aux grillons, Christophe Béchu est encore là.

Logique : il est ici chez lui, dans la ville qu’il a conquise à la gauche une décennie plus tôt. Mais Christophe Béchu est plus qu’un hôte bienveillant. Il est un “fin stratège politique”, de l’avis général en Philippie.

Et la doublure du candidat, son joker préféré. Celui qui prend la parole après lui au QG de campagne, qui gère les relations avec Renaissance ou les Républicains, qui remplace son champion dans les réunions autour de Sébastien Lecornu, comme le 22 octobre sur le maintien de l’ordre. Ce qu’il ne dit pas, mais qu’explique un autre lieutenant de la campagne de Philippe : Béchu est l’un de rares qui sont capables de parler cash au candidat.

N’empêche que pour l’heure, celui que certains en interne imaginent déjà à Matignon partage la direction de campagne avec le confident d’Edouard Philippe, Gilles Boyer, et la discrète Marie Guévenoux, juppéiste de formation, plus investie dans l’opérationnel. A ceux-là s’ajoutent, hors organigramme — celui-ci restant au stade embryonnaire — le ministre Gérald Darmanin, qui lui aussi pèse sur la stratégie, encore que certains le soupçonnent de se tenir à distance, à mesure que la campagne devient plus difficile. Christophe Béchu représente donc souvent le candidat auprès de militants, comme le 4 octobre, où il est venu parler “sécurité climatique”, à Amboise, devant un petit cénacle de maires et de curieux, à l’initiative du think tank Ecologie Responsable.

A l’heure du déjeuner, alors que certains se ruent sur la fouée à la rillette, une spécialité tourangelle, Béchu en profite pour répondre à la trentaine de militants qui l’entourent. Il y alors est question de Bruno Retailleau à qu’il faut “tendre la main” et du retrait de Jordan Bardella. Il ne fait pas, selon lui, l’affaire de Gabriel Attal qui voulait un “match des jeunes”.

De toute façon, “les Français cherchent l’adulte dans la pièce”, balance suavement le quinquagénaire. Volontarisme ou méthode Coué, à l’heure où la cote sondagière de Philippe est en baisse ? Béchu est “un compagnon de route” mais “surtout un ami et un homme sur qui je peux compter”, loue Edouard Philippe auprès de POLITICO.

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