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Diesel américain : la France et quatre autres pays européens s’accordent sur une réponse “ferme”

Diesel américain : la France et quatre autres pays européens s’accordent sur une réponse “ferme”

politico.eu 01.10.2026 17:50 9 views
Ces pays et la Commission européenne ont tenu jeudi une réunion d’urgence pour répondre aux appels lancés par les Etats-Unis en faveur d’un déblocage des réserves de carburant.

BRUXELLES — Cinq pays européens, dont la France, ont convenu lors d’une réunion d'urgence jeudi de répondre “d’une seule voix” aux pressions croissantes exercées par le gouvernement américain pour qu’ils libèrent leurs réserves stratégiques de gazole, a appris POLITICO auprès de plusieurs personnes au fait des discussions. La France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, l’Italie, l’Irlande et la Commission européenne ont pris part aux discussions visant à déterminer comment réagir face aux pressions exercées par l’administration Trump pour qu’ils réduisent leurs stocks de pétrole, sous peine de voir les exportations américaines de gazole interdites, ont relaté trois responsables européens à POLITICO. Tous ces pays ont subi des pressions en coulisses de la part des Etats-Unis pour qu’ils réduisent leurs stocks de pétrole, sous peine de se voir imposer un embargo sur les exportations américaines de gazole, ont indiqué deux de ces responsables.

Ces pays, ainsi que l’exécutif européen, se sont mis d’accord sur trois points, selon ces mêmes interlocuteurs : réagir à la pression d’une “voix coordonnée”, veiller à ce que “toute décision concernant la libération des stocks soit portée au niveau de l’AIE [l’Agence internationale de l’énergie]”, et s’efforcer d’“apaiser les tensions dans les échanges avec les Etats-Unis”. L’AIE, dont le siège est à Paris, coordonne la politique énergétique des pays développés et a supervisé le déblocage de stocks pétroliers en début d'année, à la suite de la fermeture du détroit d'Ormuz. L’idée, c’est de “désamorcer” la situation, a expliqué l’une des sources mentionnées plus haut.

POLITICO avait précédemment rapporté que le secrétaire américain à l’Energie, Chris Wright, avait mis sur la table une alternative : plutôt qu’un embargo sur les exportations de diesel — dont dépend fortement l’UE —, il demandait que des stocks stratégiques de pétrole soient mis sur le marché. Les prix du diesel s’envolent aux Etats-Unis en raison des guerres en Ukraine et en Iran. Et la pression s’accentue sur Donald Trump pour qu’il fasse baisser les prix à l’approche des élections de mi-mandat, qui s’annoncent décisives.

Il n’est pas question pour le président américain d’exclure une interdiction des exportations, malgré la forte opposition du secteur pétrolier américain. Après avoir assuré en parler régulièrement avec d’autres membres de l’administration, il a déclaré que ceux-ci “pensent, en quelque sorte, que cela aiderait le diesel, mais que ça pourrait faire augmenter le prix d’autres produits”. Cet article a d’abord été publié par POLITICO en anglais, puis a été édité en français par Alexandre Léchenet.

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