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Philippe, Glucksmann, Retailleau : les temps forts du Sommet sur la compétitivité économique de POLITICO

Philippe, Glucksmann, Retailleau : les temps forts du Sommet sur la compétitivité économique de POLITICO

politico.eu 13.10.2026 18:00 3 views
Les trois candidats à la présidentielle ont répondu aux questions de nos journalistes sur l’Europe, l’intelligence artificielle ou l’énergie. Thèmes sur lesquels les clivages ont été nombreux.

PARIS — Un peu plus de deux semaines après le Playbook Paris Live, où Gabriel Attal, Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon étaient reçus, trois autres candidats à la présidentielle étaient invités à s’exprimer ce mardi sur les enjeux économiques du moment lors du Sommet sur la compétitivité économique de POLITICO. Avec l’ouverture du Salon de l’Auto, c’est l’un des sujets d’actu du jour : l’interdiction de la vente des voitures à moteur thermique dans l’Union européenne à partir de 2035 — un accord pour assouplir cette mesure est sur le point d’être conclu entre la France et l’Allemagne. Sans surprise, Edouard Philippe, Raphaël Glucksmann et Bruno Retailleau ne partagent pas le même avis sur la question.

Le candidat Horizons considère que cette décision est une erreur. Et de fait, on n’a pas été capable de mettre en œuvre ce qui aurait permis de rendre cette stratégie possible, pour autant qu’elle ait été adaptée”, a-t-il estimé lors de notre sommet. L’ancien Premier ministre plaide pour une meilleure protection du marché européen via la mise en place de droits de douane élevés sur l’importation de véhicules chinois.

Une question de “réciprocité”, a-t-il martelé pendant l’entretien. Une vision rejetée quelques instants plus tard par Raphaël Glucksmann. L’eurodéputé plaide pour que les constructeurs automobiles se concentrent sur le développement de l’électrique.

Deux positions renvoyées dos à dos par Bruno Retailleau, qui a rappelé que le groupe du Parti populaire européen, dans lequel siègent les eurodéputés LR, s’était opposé à l’instauration de cette règle lorsqu’elle a été votée au Parlement européen. Il aurait préféré voir “imposer le principe de la neutralité technologique”, via un “cadre très exigeant”, mais progressif pour les constructeurs. Sur la question des échanges commerciaux avec Pékin, le Vendéen rejoint la position d’Edouard Philippe en s’affichant en faveur de “vrais droits de douane” sur les importations chinoises.

Autre dissonance entre les candidats : l’énergie. Pronucléaire, Edouard Philippe a insisté sur la nécessité de “défendre” et “favoriser” l’atome, tout en ajoutant que le “risque associé à [son] exploitation” est “réel”. Si, par mesure de sécurité, il fallait interrompre la production des centrales nucléaires françaises, il faudrait que d’autres technologies puissent prendre le relai et produire de l’électricité, a-t-il exposé, mentionnant les énergies renouvelables.

Sinon, la France pourrait se retrouver dans une “situation qui peut-être terrible”, a-t-il prévenu. Le candidat Horizons est par ailleurs favorable à la construction de tous les réacteurs EPR2 envisagés par l'exécutif. Du côté de Bruno Retailleau, le discours est beaucoup plus mesuré sur les renouvelables.

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