sözaltı news Politics
Politics
EN AZ
Présidentielle : les 8 temps forts des candidats devant le Medef

Présidentielle : les 8 temps forts des candidats devant le Medef

politico.eu 27.08.2026 21:38 3 views
Les principaux candidats à l’élection présidentielle ont déroulé jeudi leurs idées devant le patronat. POLITICO vous résume ce qu’il ne fallait pas rater.

PARIS — L’orage qui a grondé jeudi sur Roland-Garros n’a pas eu raison du débat, qui a duré trois heures, entre sept des candidats à l’élection présidentielle. Interrogés par cinq chefs d’entreprise à l’occasion de la rentrée du Medef, Gabriel Attal, Raphaël Glucksmann, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Edouard Philippe, Bruno Retailleau et Marine Tondelier ont pu dérouler tour à tour leur argumentaire, non sans se donner quelques coups de griffe au passage. Que préparent-ils dans les prochaines semaines ?

Qui a gagné à l’applaudimètre ? POLITICO, qui s’est bien sûr glissé dans les gradins, revient sur les moments les plus marquants d’une première rencontre pour le moins sportive. Pas question pour Marine Le Pen de courber l’échine devant les patrons, notoirement défavorables à sa proposition de réforme des retraites.

Alors que le doute planait encore avant le départ en vacances de la candidate du RN sur la réforme qu’elle défendrait — Jordan Bardella, lui, avait fait miroiter une proposition de réforme sans âge légal de départ, dans le cas où il aurait porté les couleurs du parti —, la quadruple candidate à l’élection suprême a répété qu’elle défendrait le principe d’un retour à un âge légal de 60 à 62 ans suivant l’âge de l’entrée sur le marché du travail. Elle a dit “assumer” le coût supposé d’une telle réforme — 9 milliards d’euros par an, selon elle —, qu’elle a qualifiée de “choix de société”. Hasard de l’actualité (ou pas) : au moment même où Marine Le Pen s’exprimait, Le Figaro annonçait que François Durvye, ancien collaborateur de Pierre-Edouard Stérin devenu conseiller économique de Jordan Bardella, polytechnicien et libéral assumé, avait décidé de ne pas participer à la campagne présidentielle de la championne du RN, en raison de ses divergences avec la candidate sur sa ligne économique.

On savait que le parti à la flamme préparait un contre-budget pour 2027, on connaît désormais l’ampleur affichée de son volet économies : “125 milliards d’euros”. Cette trajectoire “de rétablissement des finances publiques” sera présentée “avant les débats budgétaires”, soit début octobre, a promis la candidate. Sans s’avancer sur des postes de dépenses particuliers, Marine Le Pen a cité pêle-mêle “l’Union européenne, l’immigration, de nombreux instituts obscurs”.

Par ailleurs, elle s’est dite favorable à “l’inscription d’une règle d’or dans la Constitution”. Pour sa première venue à la rentrée du Medef, le leader de La France insoumise a choisi son registre : l’interpellation des patrons — et ses concurrents qualifiés “d’assemblée des magiciens” qui ne “[veulent] plus rien payer” et discréditent sa proposition d’annuler les 18% de la dette française détenue par la Banque centrale européenne. Lui a décidé d’enfoncer le clou : “C’est une dette à nous-mêmes [...].

Les Américains font ça, ils viennent de se racheter leur propre dette, et nous, on serait les seuls de l’univers à renoncer à cette possibilité ?” Autre appel, cette fois, à destination de l’audience : “Je vous mets en alerte : le budget Lecornu, plus l’inflation alimentaire, si vous n’augmentez pas les salaires, la France va tomber en récession”, avant de défendre ensuite l’augmentation du Smic. Le candidat Insoumis a fermé la porte à la TVA sociale défendue par Patrick Martin. Idem pour la retraite par capitalisation : il faudrait “cotiser deux fois plus”.

Extract — continue reading at the source.

Read full story