PARIS — Bloquer les prix de l’énergie ne pose pas de risque de pénurie de carburants en France, a affirmé Jean-Luc Mélenchon lors d’un entretien à POLITICO. Le blocage des prix de l’énergie est une mesure phare et ancienne du programme de La France insoumise. Face à l’envolée des prix des carburants, depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, Jean-Luc Mélenchon prône un plafonnement à 1,70 euros le litre.
Pour ses détracteurs, cette mesure entraînerait une pénurie, notamment parce que la France importe environ la moitié de sa consommation de diesel. Selon lui, les entreprises pétrolières n’auront d’autres choix que de baisser le prix de leurs produits raffinés, “parce que la Chine n’en a pas besoin, parce que l’Inde n’en a pas besoin”. Soyons sérieux !” Pour Jean-Luc Mélenchon, charge aux entreprises pétrolières de se “débrouiller” en comprimant leurs marges une fois la mesure appliqué.
Il a précisé qu’il faisait référence aux marges de raffineries et d’extraction : “Ce n’est pas le moment d’aller s’en prendre aux petits distributeurs.” Le candidat en a profité pour critiquer l’attitude du gouvernement français à l’égard de TotalEnergies. Depuis le début du conflit, le gouvernement est resté mesuré sur l’idée d’une taxation des superprofits pétroliers. A l’inverse, il s’est félicité de compter une major pétrolière parmi les entreprises françaises et a salué le plafonnement des prix mis en place dans les stations de TotalEnergies.
Cela revient, pour l’Insoumis, a faire “la charité” : “Monsieur Total, vous voulez bien me donner un peu de sous ?”, a-t-il singé.
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